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ID Gaming cru 2007

By Guiliana "anDz" 'anDz' Andrew
Jan 8, 2007 01:19


Le mercato d’hiver suit son cours en Allemagne et c’est la formation ID Gaming qui annonce aujourd’hui des changements dans son effectif. Alors que l’un des joueurs de l’équipe, Gerhard "gerdi" Grimm pour être exact, annoncait son départ le 13 décembre dernier, c’est une profonde restructuration qui est maintenant lancée par la structure allemande.
[img]http://aaa.opus-hosting.com/perso_eryA/idgaming.jpg[/img]
Des quatre joueurs qu’il restait alors, seul Bodo "Bodo" Sbrzesny conserve sa place. Les joueurs b4d et chrizzo s’en vont et sont d’ailleurs annoncés chez mTw (lire la news) alors que paN s’est quant à lui engagé avec les aTTaX il y a quelques jours (lire la news).
Pour ce qui est des joueurs qui rejoignent l’effectif d’ID Gaming, la structure a misé sur todi, l’ancien SK.ger ainsi que sur deux ex-membres de la formation Qpool que sont DonKamilo et nooky. Fragmaster, jusqu’alors inactif, sera la cinquième pièce de cette version 2007 d’ID Gaming.
Il devrait être difficile pour ID Gaming de trouver les ressources pour rivaliser avec les plus grands, tant la saison 2006/2007 s’annonce palpitante comme jamais en Allemagne. La position de challenger n’a pourtant jamais dérangé cette équipe qui, il est bon de le rappeler, s’est offert la cinquième place des EPS Germany saison 9.
New ID Gaming line up.
DEBodo "Bodo" Sbrzesny
DEKamil "DonKamilo" Sleczek
DEChristopher "Fragmaster" Kolla
DEAndre "nooky" Utesch
DEChristian "todi" Hackmann
DEJens "Highelf" Breunig (sixième joueur)




Creation servCs linux

By Guiliana "anDz" 'anDz' Andrew
Jan 8, 2007 01:05


Commandes Linux utiles
pwd : affiche le répertoire courant
ls : affiche tous les fichiers du répertoire courant (ls -la pour les fichiers cachés)
cd : entre dans le répertoire spécifié
cd .. : Remonte en arborescence (quitte le répertoire courant)
ps -aux : affiche les processus lancés avec numéro d'id (ps s'utilise sans le '-' (single dash) devant les options sur certaines distributions plus récentes, cela donnera donc la commande 'ps aux' )
kill -9 : kill un processus selon le numéro d'id mentionné
cp : copie d'un fichier (copier/coller)
cp -r : copie d'un répertoire
mv : déplacement d'un fichier / répertoire (couper/coller)
tar zxvf : décompression d'une archive tar
rm : efface un fichier
rm -rf : efface un répertoire
wget : permet de télécharger un fichier distant en protocole FTP ou HTTP/HTTPS.
mkdir : crée un répertoire
touch : crée un fichier totalement vierge
vi nomdufichier : édite un fichier. Tapez a dans le fichier pour écrire, puis une fois terminé échap et :wq pour enregistrer ou :q ! Pour quitter sans enregistrer.
1- Création du répertoire où l'on va installer notre serveur :
On va donc d'abord se placer dans le répertoire /usr en tapant cette commande :
Code:
cd /usr
Maintenant que l'on se trouve dans le répertoire /usr, il nous faut créer le répertoire steam car il n'existe pas, on va donc taper cette commande :
Code:
mkdir /usr/steam
2- Création d'un autre user que le root :
Vous me direz quelle utilité de mettre un autre user que le root (admin) ? Tout simplement parcequ'on ne lance jamais un serveur avec l'user root pour des raisons de sécurité (hacking).
Il faut d'abord mettre les droits du dossier steam pour qu'un autre user puisse y accéder en tapant cette commande :
Code:
chmod -cvR 777 steam
Le dossier est prêt a accueillir un autre user. Maintenant on va taper ces commandes ci avec un exemple comme user: jeux :
Code:
/usr/sbin/adduser jeux
On va donner le répertoire /usr/steam à cet user, histoire d'anéantir tous problèmes de permissions ...
Code:
chown -cvR jeux /usr/steam
Ensuite on va se connecter en tant que max (déconnection complète et reconnection, donc) et se placer dans le répertoire steam pour la suite, en tapant ces commande:
Code:
su jeux cd /usr/steam
3- Téléchargement de hlds_l_1120_full.bin
On va commencer par télécharger le hlds_l_1120_full.bin, en tapant cette commande :
Code:
wget http://www.cs-amx.com/bonus/hlds_l_1120_full.bin
Il va se telecharger tout seul
4- Exécuter le fichier hlds_l_1120_full.bin
Une fois téléchargé, il faut le rendre exécutable en tapant cette commande:
Code:
chmod -cvR a+x hlds_l_1120_full.bin
Votre fichier est maintenant exécutable, on va pouvoir l'exécuter en tapant cette commande:
Code:
./hlds_l_1120_full.bin
Il va vous demander d'accepter et de taper la commande « yes » .
(Si vous vous mangez une erreur du genre 'Broken pipe : uncompress : command not found' [Relai brisé : commande 'uncompress' introuvable', en français] , vous devrez installer le paquet ncompress (ou uncompress, selon les distributions Linux ...) )
Maintenant que tout s'est bien déroulé, vous pouvez supprimer le fichier hlds_l_1120_full.bin, qui ne vous servira normalement plus à rien, en tapant cette commande:
Code:
rm hlds_l_1120_full.bin
A suivre seulement si vous n'avez pas exécuté le fichier dans le dossier /usr/steam, dans ce cas, passez directement à l'étape 5. Vous allez obtenir cette erreur la :
Citation:
extracting /usr/steam/hlds_l_1120_full.tgz...
hlds_l_1120_full.bin : error extracting payload, No such file or directory
Vous allez devoir l'extraire dans le dossier /usr/steam en suivant ce tutorial du début et rapatrier votre fichier hlds_l_1120_full.tgz dans le répertoire voulu. Par exemple votre répertoire est /home/serveur1 la commande à taper sera :
Code:
cp -r /usr/steam/hlds_l_1120_full.tgz /home/serveur1
4- Décompresser le fichier hlds_l_1120_full.tgz :
Cette action va permettre d'extraire tous les fichiers et dossier contenant dans hlds_l_1120_full.tgz, on va taper cette commande :
Code:
Tar zxvf hlds_l_1120_full.tgz
On va se placer dans le dossier hlds pour la suite des évenements, en tapant cette commande :
Code:
cd /usr/steam/hlds_l
5- Lancement du serveur :
On va lancer notre serveur avec la commande screen. Le screen sert à rester connecté avec une console virtuelle, très utile quand on se connecte à distance avec un logiciel comme putty. Tapez cette commande :
Code:
screen -dmS serveur1 ./hlds_run -game cstrike +maxplayers 16 +map de_dust2 +port 27015
Serveur1: Le nom de ligne de commande screen que vous voulez lui attribuer
-game cstrike : lance le mod Counter-Strike
+maxplayers 16: indique le nombre de joueurs maximum sur le serveur
+map de_dust2: indique la map sur laquelle le serveur va démarrer
+port 27015 : indique le port du serveur
6- Vérifier et arrêter votre serveur :
Pour vérifier que votre commande de lancement du serveur est bien lancé parmis les processus de votre machine, tapez cette commande :
Code:
ps aux
Pour arrêter le serveur, il suffit d'obtenir le numéro du processus de la ligne du lancement du serveur de la commande screen uniquement, les deux autres lignes s'arrêteront toutes seules. Il faut taper cette commande :
Code:
kill -9 n°du processus
Pour obtenir le numéro du processus, c'est la même commande que pour vérifier le lancement du serveur, c'est à dire :
Code:
ps aux
/!\ Attention à ne pas killer n'importe quoi pour la survie de votre machine ! /!\
Note : On peut aussi utiliser directement screen pour tuer le serveur, via
Code:
screen -dr nomduscreen -X quit
Vous pouvez aussi facilement retrouver vos hlds dans un ps, via grep :
Code:
ps aux | grep hlds
7- Regarder la console du serveur avec la commande screen
Cette commande est très pratique si on veut voir si notre serveur n'a aucun problème, il suffit de taper la commande :
Code:
screen -r nomduscreen
Dans notre exemple la commande est :
Code:
screen -r serveur1
Pour quitter la consoler, appuyez sur ces touches simultanées :
ctrl + a + d (CTRL + A, puis D, si cela ne marche pas)
8- Régler les petites erreurs du début du lancements
Sachez que ces erreurs là ne sont que petites et n'empêcheront pas le serveur de tourner correctement, mais si vous êtes comme moi maniaque de la propreté, je vais vous montrer comment les résoudre.
Toutes ces erreurs sont dûes à des dossiers (en rouge) et des fichiers (en vert) inexistants. Il suffit donc de les créer vierges. On va commencer par les dossiers SAVE et platform manquants, pour cela tapez ces commandes tout en restant dans le dossier steam :
Code:
mkdir valve/SAVE mkdir platform mkdir platform/SAVE
Pour les dossiers c'est réglé, maintenant occupons nous des fichiers banned.cfg, listip.cfg et language.cfg. Il nous faut aller dans le répertoire cstrike en tapant cette commande:
Code:
cd /usr/steam/hlds_l/cstrike
Maintenant tapez ces commandes pour créer les fichiers manquants:
Code:
touch banned.cfg touch listip.cfg touch language.cfg
Relancez votre serveur et vous obtiendriez aucune erreur.



Createur Counter-Strike

By Guiliana "anDz" 'anDz' Andrew
Jan 7, 2007 14:58



Inventé par un jeune Vietnamien de Vancouver, Counter-Strike
est un des jeux de combat les plus populaires. Il se pratique
par clans, assimilés dans certains pays à des équipes sportives.
Counter-Strike oppose des terroristes à des unités
d'intervertion comme le SAS britannique ou le GIGN français.
[img]http://www.counterstrikefrance.com/minh_le-cliffe.jpg[/img]
Minh Le (Gooseman) et Jess Cliffe (Cliffe) les inventeurs de Counter-Strike.
Depuis qu'il a transformé le sous-sol de la maison de ses parents
en bureau-salon-chambre à coucher pour son usage personnel,
Minh Le, sort très peu de chez lui : "Au début, j'essayais de me fixer
des horaires de travail raisonnables, mais, très vite,
j'ai trouvé mon rythme : midi-minuit, six jours par semaine."
Il consacre tout son temps à enrichir et améliorer son chef-d'œuvre
: Counter-Strike, qu'il a inventé tout seul pour s'amuser sur un petit PC,
et qui s'est imposé en quelques mois comme le jeu
en réseau le plus joué au monde.

A vingt-trois ans, Minh est désormais célèbre dans
l'univers
du jeu vidéo. Il pourrait aller vivre où bon lui semble, car
il reçoit régulièrement des propositions de divers studios de
création américains et européens. Pourtant, il préfère rester
avec ses parents, ses trois frères et sa fiancée à Surrey, une
banlieue modeste de Vancouver, sur la côte ouest du Canada.
Il est arrivé là en 1979, à l'âge de deux ans, avec toute sa
famille qui avait fui le Vietnam dans des conditions dramatiques.
Aujourd'hui, le Canada est la seule patrie de Minh. Il sait très
peu de choses sur le passé de ses aînés, ne fréquente pas
la communauté vietnamienne locale et n'a pas envie de découvrir son
pays natal : "Je n'ai pas non plus de hobby, ni de sport
favori, ni de cause à défendre... Ma seule vraie passion, c'est le jeu vidéo."

Counter-Strike est né presque par hasard. Au début de 1999, Minh découvre
Half-Life, un nouveau jeu de tir et de combat créé par Valve, petite société
américaine basée à Seattle. Il est aussitôt séduit par son univers à la
fois brutal et très tactique : pour survivre, il faut tirer mieux et plus
vite que l'ennemi, mais aussi être patient et fin manœuvrier. Minh se met à jouer
de façon intensive. Pourtant, au bout de quelques semaines, il se lasse
un peu :"Half-Life était excellent, mais il n'y a pas de jeu parfait -
à moins bien sûr de le fabriquer soi-même, selon ses goûts personnels, ses envies,
ses fantasmes..."

Or, peu de temps après sa sortie, Valve décide de publier gratuitement sur
Internet une partie du code source de Half-Life, c'est-à-dire du programme
informatique qui le compose. Dès lors, n'importe quel programmeur motivé et astucieux
peut créer à sa guise des versions modifiées, ou "mods". Cette pratique de
libre publication est encore rare : la plupart des éditeurs de jeux considèrent
leur code source comme un secret industriel à ne divulguer en aucune circonstance,
et n'hésitent pas à poursuivre en justice ceux qui se le procurent illégalement.
Mais les responsables de Valve, proches du mouvement du logiciel libre, ont une
vision différente : depuis l'avènement d'Internet, de vastes communautés virtuelles se
constituent spontanément autour de certains jeux, qui deviennent ainsi célèbres
dans le monde entier. Or le meilleur moyen de favoriser la naissance
de communautés actives et fidèles consiste à laisser les joueurs s'approprier
le jeu en fabriquant leurspropres versions, qu'ils vont continuer à
s'échanger et à modifier pendant des années.

Minh, qui, à l'époque, est étudiant en informatique à l'université
de Vancouver, sait qu'il est capable de créer un mod de Half-Life.
Un soir, il se lance dans l'aventure, par curiosité. Il découvre que
bricoler un jeu est encore plus amusant que de jouer. Il constate aussi
qu'il possède un don particulier pour cet exercice : il résout sans difficulté,
parfois sans s'en rendre compte, toutes sortes de problèmes jugés insolubles
par les habitués des forums Internet spécialisés. Son projet évolue
alors rapidement : tout en conservant le "moteur" de Half-Life, c'est-à-dire
le noyau central du programme qui fait fonctionner l'ensemble, il décide de
créer un jeu entièrement nouveau dont les règles, les décors et les personnages
ne devront rien à Half-Life. On sort du schéma imaginé par Valve, mais peu importe...

Pour commencer, Minh imagine posément son jeu idéal. Bien entendu, ce sera un
combat à mort ; il se jouera en réseau, car le vrai joueur veut affronter d'autres humains,
pas des machines ; et, surtout, ce sera un jeu d'équipe, convivial et solidaire :
toute la tactique sera fondée sur le jeu collectif et l'entraide au sein de chaque
équipe. Avant de pouvoir jouer, il faudra donc s'intégrer à un clan, ou en créer
un autour de soi : "Contrairement à ce qu'on dit souvent, le jeu en réseau rapproche
les gens, il crée des groupes d'affinité sur Internet, à l'école ou dans les quartiers,
et déclenche des amitiés durables.
Il faut favoriser cette dimension dès le stade de la conception." Par ailleurs, Minh
rêve depuis toujours d'un jeu résolument réaliste, ancré dans le monde actuel :
"Je n'ai jamais aimé les jeux qui se passent dans un Moyen Age de pacotille, où tout
le monde a des pouvoirs magiques, ou au XXVe siècle, dans des galaxies bizarres.
Un jeu qui se déroule ici et maintenant est beaucoup plus prenant.
" Il cherche donc à s'inspirer d'un conflit contemporain. La révélation lui vient tout naturellement,
en écoutant les informations : son jeu opposera un groupe de terroristes à une unité
antiterroriste professionnelle. Les deux équipes s'affronteront dans divers lieux de
la vie quotidienne, comme c'est le cas dans la réalité. Minh a une vision toute
simple et presque enfantine du terrorisme, qu'il ne connaît que par les
journaux télévisés et les films d'Hollywood : "Ces affaires m'ont toujours fasciné,
à cause de l'action et du danger. Je m'imagine toujours en super-flic intrépide et invincible,
qui vient délivrer les otages, désamorcer les bombes et tuer tous les méchants. Voilà, c'est à
peu près tout." Il décide d'appeler son jeu Counter-Strike (contre-attaque), un titre
facile à retenir, qui résume le principe du jeu.

Lorsqu'il se met réellement au travail, il comprend que, malgré ses talents multiples,
il n'y arrivera pas tout seul, et se met à chercher sur Internet des volontaires
disposés à l'aider bénévolement. Pour commencer, il fait plus ample connaissance
avec un écolier de dix-sept ans, Jess Cliffe, avec qui il a déjà joué sur Internet.
Jess habite le New Jersey, à l'autre bout du continent américain, mais les deux
garçons n'ont pas besoin de se rencontrer pour devenir amis et travailler ensemble.
Jess décide de s'occuper du site et du forum de Counter-Strike, ce qui l'amènera
à coordonner l'ensemble du travail des volontaires.
Peu à peu, il devient le conseiller et le confident privilégié de Minh. Contrairement
à son ami, Jess préfère être terroriste : "Les missions sont plus risquées,
il y a des bombes à poser, des otages à surveiller. C'est une affaire de caractère, ça
ne s'explique pas. Et comme ça, notre tandem est équilibré..."

Minh maîtrise la dimension informatique de l'opération et sait exactement où il va.
Il a seulement besoin d'assistants au tempérament artistique, capables de réaliser les
décors et les effets sonores. Sa première équipe comprend cinq bénévoles.
Le plus actif est un Allemand de dix-neuf ans, Jo Beig, qui habite près de Stuttgart.
Jo a du temps à perdre, car il a refusé de faire son service militaire et doit effectuer
un service civil comme aide-soignant dans une maison de retraite. Ce pacifiste convaincu est
tout de suite séduit par les scénarios ultraviolents de Counter-Strike, mais il n'y voit aucun paradoxe :
"C'est comme le football, vous avez deux équipes, chacune veut gagner en jouant mieux que l'autre,
c'est tout. Les joueurs n'emploient jamais le mot "kill" (tuer), mais "frag", un terme de
jargon pour initiés : ça prouve qu'ils savent faire la différence entre le jeu et la réalité."

La première version de Counter-Strike est prête en quelques semaines.
Minh décide de la diffuser gratuitement sur Internet pour tester les réactions des joueurs :
"Notre but était de nous amuser, nous ne pensions à rien de précis. J'étais persuadé
que le jeu allait être téléchargé par une cinquantaine de personnes, pas plus."
Or c'est la ruée. Stupéfaits par la qualité de ce mod pas comme les autres, les hard-core gamers,
joueurs acharnés toujours à l'affût de nouveautés, la font connaître
sur le Réseau. Très vite, les joueurs occasionnels l'adoptent à leur tour,
délaissant les jeux à gros budget produits par les équipes nombreuses et très bien
payées des grands studios américains. Valve, de son côté, devient soudain très prospère
: pour jouer à Counter-Strike, il faut toujours se procurer le "moteur" de Half-Life,
et le plus simple est encore de l'acheter...

Grisé par le succès, Minh se met à produire de nouvelles versions à un rythme infernal,
jusqu'à une par mois : "J'ai commencé à négliger mes études, mes notes ont baissé, et j'ai
failli louper mes examens, mais ça ne m'angoissait pas, mon jeu était plus important.
" L'univers de Counter-Strike s'enrichit rapidement. Pour créer ses différents groupes antiterroristes, Minh
se documente abondamment, car les uniformes et les armes doivent être totalement fidèles à la réalité.
Il choisit quatre unités d'intervention, les Navy Seals américains, le SAS britannique,
le GSG-9 allemand et le GIGN français : "Les joueurs de ces quatre pays apprécient,
ils s'identifient fortement à leurs unités nationales. Je reçois aussi des messages venant de joueurs
d'autres pays, ils voudraient que je rajoute leurs propres polices antiterroristes.
Les plus insistants sont les Israéliens et les Chinois, et aussi des Canadiens, qui souhaiteraient
sans doute que je sois plus patriote..."

En revanche, pour les commandos terroristes, Minh comprend instinctivement que lorsqu'on
s'adresse à la planète entière, mieux vaut être diplomate : "Je ne me suis pas inspiré
précisément d'exemples réels. Pour que cela reste un jeu, je ne dois offenser aucun groupe
ethnique, religieux ou politique... Certains de mes terroristes portent des treillis et des cagoules
très génériques, d'autres ont l'air plutôt européen, sans précision. Il y a un groupe au look
vaguement arabe, mais à peine... Pendant un temps, j'ai envisagé de créer un commando de l'IRA,
mais j'ai eu peur de mettre en colère les Irlandais, ou les Anglais, je n'étais pas sûr..."

Parallèlement, grâce à l'action des bénévoles, les lieux de combat se multiplient : usines,
entrepôts, villes anciennes et modernes, aéroports, navires, forêts... A chaque changement
de terrain, les équipes devront adapter leurs stratégies, redéployer
leurs attaquants, leurs défenseurs, leurs sentinelles, leurs artificiers, leurs snipers...
Les tactiques se décident en temps réel, car les membres d'une même équipe sont en contact
audio permanent grâce à un système très élaboré de téléphonie via Internet, intégré au jeu.

En cet été 2001, Counter-Strike est le jeu le plus populaire dans sa catégorie : plus de 9 300 serveurs
non commerciaux répartis sur tous les continents permettent de jouer vingt-quatre heures
sur vingt-quatre. Pour la sortie de la dernière version,une quarantaine de sites de téléchargement
gratuit ont été installés par des bénévoles, y compris en Chine et en Russie. Le succès
est particulièrement spectaculaire en Europe du Nord. Sur Clan-Base, le grand serveur multijeux européen fréquenté
par plus de deux cent cinquante mille joueurs, Counter-Strike représente près de 80 % des matches.
La proportion est du même ordre dans les salles de jeux et dans les tournois.

En Scandinavie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Angleterre et en France, on voit apparaître des
équipes semi-professionnelles qui parcourent le continent pour disputer des matches sponsorisés
par des grandes entreprises. Les plus gros clans allemands, comme Shroet Kommando ou Mortal Team Work,
ont obtenu des autorités le statut de club sportif. Aux Etats-Unis, la progression
est plus lente, mais, depuis peu, les Américains se rattrapent : un tournoi est prévu en décembre à
Dallas (Texas), avec 150 000 dollars de prix à gagner...

Pendant ce temps, à Vancouver, la vie de Minh n'a pas vraiment changé. Il a fini par réussir ses examens,
de justesse. Peu de temps après, il a reçu un appel de Valve : "J'étais surpris, inquiet aussi, mais
j'avais tort. Ils m'ont proposé de me payer pour que je continue à travailler sur Counter-Strike, sans
changer mes méthodes ni ma façon de vivre. Maintenant, je suis heureux, je gagne de l'argent en faisant ce
qui me passionne." Son équipe de bénévoles a été renouvelée, et compte aujourd'hui une vingtaine de membres.
Jess Cliffe, qui est entré à l'université de Virginie, reste son fidèle second.

Les responsables de Valve à Seattle ne sont qu'à deux heures de route de Vancouver, mais Minh les voit rarement
:"Je m'entends avec eux parce qu'ils ont compris qu'il fallait me laisser libre. Si un jour mon travail ne
leur plaît plus, ils arrêteront de m'envoyer de l'argent, c'est tout. Il n'y aura ni discussion ni compromis.
Je sais ce que je veux et je le fais."

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